Stage Aikibudo Gué de Selle 2013

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On a signé, on a dit oui.

Plus moyen de reculer : nous voilà vendredi en route pour la Mayenne, tous les vingt, covoiturant les uns les autres.

Les plus inexpérimentés avec une légère appréhension au ventre, les autres réjouis à l'avance de cet habituel temps fort de leur année aïki. Plus cinq enfants tout excités à la perspective de ce week-end de Pâques loin de la maison.

 

A la faveur des arrivées perlées des uns et des autres à Gué de Selle, le groupe finit par se reconstituer en début de soirée : on est seuls au centre sportif, seuls au monde au fin fond de la Mayenne, au bord d'un lac dont peu d'entre nous auront le courage - et la curiosité - de faire le tour. Au matin, pourtant, quelle surprise que cette ambiance de bord de mer, avec les cordages qui battent contre les mâts en tintant !

Sur place, nous avons aussi un petit coin cosy salon-bar-jeux rien que pour nous. Et « notre » cuisinière attitrée nous rassasie matin, midi et soir. Elle nous a même laissé des plateaux repas vendredi soir pour les derniers arrivés.


 

 

Et ? Ah oui ! On est là pour faire de l'aïki…

Pas un stage, non : un cours-dé-cen-tra-li-sé.

C'est Alexis notre senseï qui nous l'explique le premier matin, au salut, la mine sombre, le regard sévère… et le sourire caché derrière la moustache. Face à lui, nous sommes alignés en seiza - six yudanshas et sept kyus -, à ne pas trop savoir encore à quelle sauce il compte nous manger (tout crus).

Notre professeur nous détaille le programme des festivités : ce ne sera pas trop physique, mais plutôt technique, eu égard aux nouveaux programmes de passage dan qui mettent à l'honneur tout plein de katas. Eu égard à notre moyenne d'âge aussi peut-être ?

 

Premier matin dans un brouillard qui ne nous quittera pas de la journée. Au moins n'aura-t-on aucun regret de nous enfermer tout le jour dans le dojo à quelques kilomètres du centre sportif.

Beau dojo propre au tatami confortable. Enfin, confortable pour les chutes, on s'entend. Nous y travaillons suivant nos habitudes à la fois studieuses et conviviales, sous la houlette aussi exigeante que bienveillante d'Alexis. Notre professeur nous a concocté un programme aux petits oignons, assisté efficacement de José, son alter ego d'Ivry.

Et chaque matin, les enfants se font une cure d'écrans au bord du tatami, pendant que leurs parents pratiquent.

 

Le week-end sera ainsi ponctué par nos allers retours en voiture à travers la campagne, entre le dojo pour bosser (dur), et le centre sportif pour manger, boire et dormir (bien).

Enfin, pas que : et aussi pour nous initier, le soir venu, parfois dans la fièvre et dans le sang, mais dans la bonne humeur toujours, à des jeux aussi étranges que barbares. Les enfants ont même eu droit à un tour de magie. Dans la soirée, les langues et les esprits se délient. Les plus jeunes étendent leur culture musicale aux goûts de leurs aînés. Et cette année, l'indémodable baby-foot semble avoir été détrôné par le billard…

 

Samedi après-midi, nous avons eu droit à un peu de détente supplémentaire, pour ceux qui avaient l'envie d'aller faire un tour à la piscine voisine. En fait de piscine, c'est un « jardin aquatique », avec tout ce qu'il faut pour s'ébattre dans l'eau. Les cordes au-dessus du grand bassin ont remporté tous les suffrages, pour des acrobaties plus ou moins maîtrisées…

Grosse déception en revanche : il nous aurait fallu réserver à l'avance l'espace balnéo pour pouvoir bénéficier d'encore plus de détente… tristesse !

 

 

Dimanche de Pâques sous le soleil : malgré le vent frisquet, les Dieux de la météo semblent avec nous, nous profitons de cette belle lumière pour récupérer… c'est qu'il aura aussi neigé durant ce week-end ! Vive le printemps !

Au programme pour les enfants : chasse aux œufs au centre sportif, et fête médiévale dans un chouette village juste à côté.

Les autres s'échinent pendant ce temps-là au dojo. Si on a mal aux cuisses le lendemain, c'est sûrement parce que le programme était plus technique que physique, on va le dire comme ça.

 

Dernier jour déjà, lundi, on est quand même nombreux à arriver tranquillement - mais sûrement - sur nos rotules. José l'aurait-il compris avant nous, lui qui est parti avant le dernier cours pour prendre son train de retour ? Un seul petit bobo à déplorer parmi les troupes (dix jours plus tard, notre camarade nous rejoignait déjà au cours du mercredi soir à Mennecy, ouf).

Petit instant de fébrilité, à la cantine : un plateau vole, les enfants aussi fatiguent. Ce n'est pas faute d'avoir été adorablissimes, n'est-ce pas ?

 

Chacun reprend sa route, fourbu mais content.

 

On resignera, on redira oui.

Non ?